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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 15:30

Les années soixante dix avec la grande sécheresse avaient donné cours à l’exode rural .Des décennies après le phénomène persiste mais revêt d’autres formes pour d’autres causes. Le rêve citadin et le mirage des grandes villes semblaient une panacée, une réponse aux affres sociaux découlant de la crise économique.

Le monde rural souffre de déficit pluviométrique, des récoltes minorées, des rendements et des gains faibles. Le vécu de la psychose des bons impayés est toujours pesant, la dégradation brutale de leur situation économique et les rudes conditions sociales ont fini de jeter dans les méandres citadins tout un pan de la force rurale. Comment dans ce contexte promouvoir un retour à la terre ? Inviter cette frange juvénile et des moins jeunes à se lancer dans l’agriculture ?

Le premier facteur qui peut se révéler une réponse lapidaire ou une réponse bateau reste la crise économique, avec ses effets sociaux désastreux, un chômage galopant, un appauvrissement hors normes, la perte d’avenir des usines qui utilisaient jadis cette main-d’œuvre florissante, et dont certaines ont fini de mettre la clé sous le paillasson. Cette précarité de l’emploi aidant, la délinquance s’est repeuplée avec ce flux des jeunes dans l’oisiveté. Des jeunes ruraux qui n’ont rien à faire en ville sinon qu’essayer de se trouver une hypothèque issue par le petit commerce vont grossir les rangs des laissés pour compte et le lot des mecontents . Les images insolentes de cantinisation de nos villes, de l’encombrement de nos rues et avenues, des marchés tentaculaires, les courses poursuites à ne plus en finir entre policiers publiques ou municipaux et les vendeurs ambulants, devraient faire réfléchir sur un redéploiement constructif, nécessaire de tous ces bras.

La volonté politique seule préalable à la mise en œuvre de cette nouvelle vision ne peut pas se concevoir comme une simple déclaration ou simple profession de foi. Elle doit participer à rendre nos zones rurales attractives. Pour ce faire elle a un ensemble d’actes à poser et à matérialiser, allant de la question de la redistribution des terres et au renforcement du réseau hydraulique par une réalimentation de nos vallées, à la dotation accrue en forages. Elle doit œuvrer fondamentalement pour la mécanisation rurale ! Le retour à l’agriculture s’il ne peut pas donner confiance par un saut qualitatif n’aura pas les résultats escomptés. Il faut que ceux qui sont invités, à ce banquet du retour au sol cultivable, à une meilleure qualité de vie et des emplois, jugent les conditions requises pour qu’ils croient que la terre ne mentira plus. Cette alternative si elle est crédible fera que la tendance pourra être inversée qualitativement et on parlera de plus en plus d’exode urbain et de moins en moins d’exode rural. Ils seront nombreux à vouloir quitter des villes où ils n’ont rien à faire et où ils subissent des difficultés économiques de toutes sortes.

Maintenant il faut travailler à l’érection d’écoles de petits métiers agricoles, avec des cycles simples et courts pour former les jeunes aux arcanes de la mécanisation agricole. Mais surtout il faudra œuvrer à accroître les financements des projets agricoles et alléger les mécanismes d’octroi .La priorité des projets de jeunes agriculteurs, bergers ou pêcheurs devrait être de mise et ferait l’affaire par son effet attractif. Cela pourrait stimuler fortement l’activité agricole et réarmer les appelés au retour

L’agriculture reste une activité économique ,un levier essentiel pour notre autosuffisance alimentaire, par conséquent elle est une activité génératrice de revenus qui doit pouvoir capter toute cette force rurale qui dort dans nos villes..

Souleymane DIOUF

Opinions Citoyennes

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:36

La démocratie sénégalaise a connu des soubresauts au cours de sa longue marche mais il n’en demeure moins vrai qu’elle reste la vitrine de ce petit pays de l’Afrique de l’ouest qu’est le Sénégal .Le pluralisme intégral qui la caractérise ne serait pas vital si des plages d’expression et d’exercice ne lui étaient pas trouvées. Le droit à la marche participe de cela. La constitution n’a pas versé dans les non dits ,qui donnent lieu le plus souvent à de folles interprétations, elle a été très claire ou trop claire même selon certains. En voyageant au cœur de l’article 8 de la constitution de janvier 2001 nous découvrons en effet que « la République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation ».Nous soulignons le droit ou la liberté de manifestation car il s’agit là de l’expression d’une liberté fondamentale qui a cours dans les grandes démocraties du monde. Cela dit ,le respect du cadre défini pour la mise en pratique de cet outil d’or ne doit pas écraser la quiétude citoyenne pour semer le trouble à l’ordre publique. Pour faire huiler la machine de l’expression et la pratique plurielles il faut que les uns et les autres jouent franc jeu. Dans une république normale l’interdiction d’une manifestation publique, d’un parti politique légalement constitué , doit être l’exception et non la règle .A force d’interdire on semble vouloir oter un droit acquis de par la constitution. Il est clair aussi que dans une république normale aucun citoyen ,par décence républicaine, ne doit tenir un discours incendiaire qui défie à tout de point de vue l’autorité…’’par force, qu’il vente ou qu’il neige, autorisée ou pas, je vais tenir ma manifestation…’’ ce discours n’honore pas nos hommes politiques et ne grandit pas la république. Nos hommes politiques doivent civiliser leurs rapports et ce sera tout au bénéfice du pays.

Souleymane Diouf

Opinions citoyenne

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 12:15

suis-charlie.jpg 

La situation concrète devrait pousser à une analyse lucide qui aiderait à construire les bases d’une alternative ou trouver les réponses idoines  contre ce terrorisme .La violence terrible et ignoble qui a secoué, endeuillé la France et le reste du monde ne devrait pas être circonscrite à reconstruire des ambitions perdues ou se refaire une santé politique. Elle est  à combattre partout avec vigueur pour la sécurité du monde. Mais voila depuis nous assistons à une gestion quasi émotive et politique de cette gangrène des temps présents.

Cette violence n’est pas tombée ex nihilo du ciel, elle n’est point un acte du hasard, elle est la conséquence de tout un arsenal d’humiliations, d’agressions de la conscience collective de toute une communauté au nom de la liberté d’expression.. .au lieu de procéder à une analyse concrète et objective des faits tragiques, on joue à la politique de l’autruche et à celui de l’enfer c’est les autres…

Les causes ne sont pas à éluder, si  Al-Qaïda peut être assimilé ou qualifié de produit made in usa au vue de la confession de la démocrate Hillary il n’en demeure pas moins  vrai que La naissance de l’Etat  islamique n’est pas non plus étranger aux positions et pratiques de la France au moyen orient et vis-à-vis de l’islam. Si aujourd’hui le jihadisme recrute en terre de France pour combattre la France il y’a problème .Peut être les germes facilitant ces recrutements font légion et les crises l’alimentant récurrentes .

La destruction de l’Irak ,de la Syrie, de la Lybie, partout il y’a eu la main de la France et le parfum de ses pratiques coloniales. La déliquescence de ces pouvoirs et régimes a produit des monstres qui échappent aux parcs auxquels ils s’identifient.

L’autre aspect de la chose c’est que l’on semble assimiler la liberté d’expressions et la liberté de penser.C’est  vrai nous pouvons penser à tout mais nous ne devons pas pouvoir tout dire.La liberté d’expressions ne doit pas vous permettre de dire n’importe quoi sur n’importe qui.On ne peut donner à ces libertés un caractère absolu, sans limite. L’ancrage est tout fait que cette liberté d’expressions n’est libertinage, elle est circonscrite à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui…Une terre de valeurs ne devrait pas  être le lit de la promotion de contrevaleurs. Nous assistons de plus en plus une  intolérance fondée sur de fausses appréciations et analyses. Tous ceux qui parlent ou agissent par la violence au nom de l’islam devraient le faire en leur nom propre. Nous cherchons toujours  à savoir de quel islam ils parlent. Le traumatisme psychologique du fait de cette violence ne doit pas se transformer en un terreau fertile de règlement de compte à tout vent. Ce serait la pire des catastrophes.

Nous ne sommes pas Charlie car nous ne partageons rien avec lui ! Charlie est tout sauf une référence en matière de liberté d’expressions. Le mouvement qui porte son nom cherche à faire porter des œillets à l’humanité et faire partager des contrevaleurs. Ce groupe fourre tout hétérogène, conjoncturel et épisodique n’est pas la réponse appropriée contre cette violence.

Le droit à la différence doit être au cœur de la laïcité. Les injures et les blasphèmes n’honorent pas ni ne renforcent la liberté d’expressions

Souleymane Diouf

 

Opinions Citoyennes

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 15:06


Le Sommet de la Francophonie à bon dos, cette décision regrettable prise par le gouverneur de la région de Dakar d’interdire la manifestation du 21 Novembre est une atteinte, une restriction de liberté publique fondamentale.
Les citoyens ancrés sur le terrain des principes et du respect de notre charte fondamentale ne doivent pas se taire encore moins cautionner cette hérésie.
Il n’appartient pas au pouvoir de déterminer de l’opportunité des activités oppositionnelle. Le calendrier de l’opposition ne peut pas s’arrimer obligatoirement sur celui du pouvoir cela n’a pas de sens. Plus inconcevable encore est que les efforts et les moyens matériels et humains à déployer pour interdire la manifestation seront à coup sûr plus excessifs que ceux nécessaires pour l’encadrement de celle autorisée.
Une démocratie doit demeurer une œuvre commune pour rester une source de légitimation du pouvoir politique. Interdire une manifestation pour le Sommet de la Francophonie est trop fallacieux et participe d’un musellement à dessein de l’adversaire…et puis cela accorde de la publicité gratuite et produit un effet contraire.il n‘enjolive pas notre démocratie.
La culture politique est un travail de longue haleine qui a besoin pour se raffermir de dialogue, de respect et de la confiance mutuelle, d’équité surtout. Nous rêvons tous de cette œuvre nous garantissant l’égalité de chances et le droit à la différence.
Le Sommet de la Francophonie, avec la présence des médias internationaux, devrait nous permettre de donner cette autre image de l’Afrique qui respecte les libertés démocratiques, qui bascule vers l’émergence le développement et non de cette Afrique des détails où l’on joue à se faire peur. 
                                                                                              Souleymane Diouf

                                                                                             Opinions Citoyennes

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 09:56

Les élections locales ont vécu, par-ci par-là  elles ont charrié joie ou tristesse. Se sont dissipées les craintes d’un scrutin au regard d’une précampagne et d’une campagne où la violence a parfois été au rendez vous. Les urnes ont parlé et les lectures se sont le plus focalisé, au-delà de la razzia de la coalition taxawu Dakar et de la chute de certaines pontes du pouvoir ou de l’opposition, sur le faible taux de participation qui semble créditer le fait que les citoyens ont tourné le dos aux hommes politiques. Le taux important de bulletins blancs à Touba a suscité aussi  la curiosité des analystes. Le calme olympien du peuple et son sens civique du devoir ont retenu mon attention et me paraissent participer à la consolidation de la démocratie. Cette démocratie est aux aspirations populaires ce que le lien ombilical est entre la mère et l’enfant. Elle est une sève nourricière.

La démocratie s’accorde le devoir de faire participer  les citoyens à la gouvernance, elle donne aux fils et fille de la cité,sans discrimination,  l’occasion d’apporter leurs pierres à la  construction et la consolidation de l’édifice qui les réunit. La démocratie fédère autour du respect de la volonté  générale qui a une grande portée. Souvent assimilée à une vérité normative  cette volonté générale s’exprime dans l’espace et dans le temps mais ne doit servir à écraser  la minorité au contraire elle doit lui donner l’occasion de pouvoir s’exprimer. Convoquons au souvenir cette fameuse  sortie de Mme Simone Veil à des opposants à l’avortement : « Vous avez tort parce que vous êtes minoritaires » est symptomatique de la manière cavalière dont la majorité use de sa force pour museler ceux qui ont eu tort ou la malchance de n’être pas de son coté

Par devoir et non par obligation la cohérence voudrait que tous les participants au jeu acceptent les règles fixées en amont et le verdict qui en en sort en aval. Ce qui se passe actuellement à saint louis où au soir du scrutin deux principales coalitions en lice crient chacune victoire et la lenteur de la proclamation officielle n’est pas une image reluisante de la démocratie. Le ouf de soulagement m’est venu de Ziguinchor.   L’image du duel sans merci que se livrent les adversaires politiques au cours d’une campagne électorale s’embellit de l’acceptation au soir du scrutin du verdict issu des urnes par tous les protagonistes et le peuple éternel courtisé. Cette logique  soumet la volonté minoritaire à celle majoritaire. Quand j’ai vu sous la présence massive du peuple témoin, vainqueurs et vaincus se congratuler à Ziguinchor, quelle image !

Pourtant le plus souvent les choses ne se passent pas comme prévu et des contestations peuvent surgir et gripper l’acceptation de la volonté populaire dite majoritaire. Cette fugue de la minorité n’est pas une remise en cause des principes mais des pratiques nébuleuses qui l’affectent le plus souvent et qui sont le fait des acteurs du jeu.

Les vainqueurs gouvernent et les vaincus s’opposent .

La mise en garde d’un électeur à un conseiller fraichement élu ,l’invitant à un ancrage aux valeurs de la constance et de la fidélité aux principes a attiré mon attention .En effet là aussi on dénonce pour pouvoir négocier des fauteuils, ce qui fait que cette éminente règle d’éthique qui devrai apporter plus de lumière au jeu perd de sa saveur par le truchement de majorité qui s’étire par le biais de greffage qui élargit ou de minorité  qui se rétrécit par le truchement du débauchage ou de la transhumance !

Cette démocratie du peuple par le peuple et pour le peuple qui tire sa légitimité de l’expression plurielle émise dans les urnes par le peuple pose de sérieux problèmes,car au delà du processus ou de la procédure ayant aboutit à l’octroi de cette légitimation formelle gage de confiance , il urge de s’interroger sur la légitimation sociologique. En effet le peuple qui vote ne représente le plus souvent rien face au peuple qui s’abstient et celui réel. Le désintéressement de la majorité des citoyens de la chose politique s’accroit toujours et fait dégringoler les taux de participation aux élections. Ayant perdu confiance aux projets de société, aux programmes et aux hommes qui les incarnent…qui sont tous mis dans le même sac,  le peuple ôte au système sa base principale : l’assise populaire : La démocratie sans le peuple perd tout son sens et sa substance !

Il ne s’agit pas de rendre le vote obligatoire mais de travailler à faire que les citoyens se l’approprient .La démocratie doit rester une œuvre populaire et non populiste, qui donne aux citoyens les clés et moyens de choisir ou de défaire ceux qui aspirent à gérer leurs biens par la voie légale !

                                                 Souleymane Diouf

                                                Opinions citoyennes

                              

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 12:18

La violence a souvent rythmé la cadence des grèves étudiantes dans les universités africaines. Les causes et les soubassements s’articulent pour l’essentiel en un désengagement de l’Etat de sa mission de service public et une cadence vers la privatisation. Les augmentations  tous azimuts des droits d’inscriptions,l’inflation sur les tarifs de la restauration et des loyers du campus.Le campus social perd de plus en plus sa vocation sociale et la mission de service public qui la porte.Tous ces fardeaux sur les frêles épaules des étudiants créent un sentiment de frustrations et d’abandon qui va conduire à la légitimation des revendications posées.De sur quoi des acquis comme la généralisation des bourses ,un acte politicien,est remis en cause à juste raison d’ailleurs ,mais il va de soi que la réponse à cette agression ne puisse pas être amorphe.

Chose plus grave quand les boursiers rescapés sont payés avec un retard déconcertant il y’a problème.

Ce contexte plaide t il à l’existence d’un espace serein qui puisse permettre à l’étudiant de se consacrer uniquement à ses études ? Que non je pense !

La marche actuelle de nos universités va inéluctablement à  sa perte si les réformes idoines, lucides et courageuses ne sont pas prises. Certes des réformes ont toujours jalonné la marche des  universités mais trop souvent les résultats escomptés n’ont pas suivi Il semble que tout le monde soit d’accord sur la nécessité des réformes présentes mais les points d’achoppement  se situent sur la manière de les aborder et les sacrifices à consentir par les uns et les autres.Les relations quasi conflictuelles entre le pouvoir politique et les autres segments de nos universités y sont pour beaucoup.

Réformer ce n’est pas revenir péremptoirement sur des acquis m’a dit un étudiant..La perception que dans sa marche actuelle l’université se forge une vocation trop  élitiste grippe les espoirs de pans entiers de secteurs sociaux à revenus précaires et chaotiques de ne plus pouvoir y accéder.Le radicalisme se nourrit ici de ces vulnérabilités.

D’où la nécessité de travailler à convaincre plutôt qu’à imposer, initier des échanges sur la pertinence des réformes et des sacrifices indispensables pour les faire aboutir.Oser justifier l’augmentation des droits à l’inscription et des tarifs sur la restauration entre autres. Oser communiquer sur les réformes pédagogiques en cours et les enjeux financiers et fonctionnels de l’enseignement superieur.Cela aiderait à faire avancer les choses et entraîner les sauts qualitatifs souhaités

 

-         Faire le choix du modèle universitaire auquel nous aspirons

-         faire doter les universités d’outils modernes et sophistiqués répondants aux normes actuelles

-         garantir un climat apaisé, serein propice et nécessaire à tout espace pédagogique par une clarification consensuelle du contenu à donner aux franchises universitaires.Photo de moi 60

        

Les reformes sont indispensables,il faut les amorcer avec tact  et rechercher un consensus fort comme socle pour que Lux mea lex soit une réalité ad universitatis Dakarensis.

                                                                                                     Souleymane Diouf

                                                                                                    Opinions Citoyennes

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:05

 

Souvent perçues comme un état d’esprit qui s’arc-boute à la vérité et se pare de la certitude de la pensée, les conviction politiques n’en demeurent pas moins vrai un principe s’articulant pour l’essentiel autour d’idée revêtant  un caractère fondamental chez la plupart des gens.Elles deviennent la conscience de nos attitudes et démarches et elles sont invoquées dans le champ de  l’éthique et des valeurs.

Les mutations qui assaillent le jeu politique à l’orée des joutes locales faites d’alliances imbibées de cohérences et d’incohérences, versatiles ou contre natures nous pousse à questionner nos convictions et le sens de leur mouvance ?

Doit on avoir des convictions en politique ? pourquoi pas si elles sont assises sur des valeurs fortes comme la justice, l’égalité et la liberté qui sont le socle sur lequel s’adosse toute démocratie .

En de multiples occasions comme pas mal de citoyens nous avons eu à émettre des critiques peut être acerbes sur la transhumance appréhendée comme une antivaleur, une approche trop peu mercantiliste, alimentaire et insolente du pouvoir pour le pouvoir.

Nos pérégrinations sur la toile nous ont faits rencontrer ou découvrir cette assertion de Wilson Churchill qui aurait pu fédérer tous les transhumants politiques : à ses détracteurs il lançait "Il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses convictions que de changer de convictions pour suivre un parti".Comment rester fidèle à ses convictions tel semble renvoyer la formule de Wilson qui a eu à changer plusieurs fois de parti politique.La transhumance nous départit elle de nos convictions ,idées politiques aux quelles nous nous référons et par lesquelles nous agissons urbi et orbi pour marquer notre ancrage au cadre idéologique et la structure qui les porte.

Alors l’éthique serait elle au cœur de cette perception ?Max Weber viendrait à la rescousse pour éclairer la dialectique qui l’entoure.Elle peut revêtir les atours de la responsabilité ou ceux de la conviction.

Dérouler une action suppose de la conviction et de la responsabilité, deux notions aux allures antagoniques mais qui ne se rejettent pas intégralement.On apprend avec Weber que l’éthique de conviction a toujours un but contrairement à la perception populaire qui la situerait dans le champ abstrait .Elle ne signifie nullement une absence de responsabilité tout comme l’éthique de responsabilité ne peut se départir de convictions

Pourquoi alors les changements et les mutations devraient être perçues comme des contre valeurs et non comme une fidélité aux principes. Serions nous en face d’un jeu de dupes que se livreraient les deux notions….les convictions agissant sous la forme de croyance tout le contraire de la responsabilité qui appelle une action et des comptes a rendre…Je crois en fin de compte que l’éthique de la responsabilité est portée par celle de l’éthique des convictions et c’est là qu’il faut situer la fidélité qui découle non pas des humeurs changeantes d’un Churchill que d’un souci de sa part de rester en conformité avec ses convictions.L’éthique de la responsabilité revêt ici le courage d’assumer cette transhumance ouverte,ne pas se trahir et rester dans la logique d’ancrage à ses convictions. Il serait alors plus honorable de changer de parti pour suivre ses convictions…Pourquoi pas comme le dit A Capus" Exerce-toi à changer souvent d'opinion politique, c'est le seul moyen d'avoir un jour une véritable conviction."
Hélas sous nos cieux  changer ses convictions pour suivre un parti est la chose la plus fréquente.Alors le trésor est dans l’assertion  de J-F Kenndy un autre grand homme du monde ‘’Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps’’

 

 

Souleymane DIOUF

OPINIONS CITOYENNES

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:00

Photo de moi 60La sortie du leader du leader de l’Afp Moustapha Niasse continue de susciter des réactions plus ou moins hostiles. La monarchisation de nos partis semble de plus  en plus une réalité au regard de la pratique de nos hommes politiques

Perçu comme une structure, le parti politique regroupe des hommes et des femmes qui cherchent à agir, intégrer et influencer l’espace décisionnel par la conquête de mandats électifs.

En somme il s’agit là d’un groupe qui se structure autour d’une doctrine auquel il s’identifie et qu’il compte partager…c’est dire que le parti politique est d’abord une association à but non lucratif.

Comment se fait il que de plus en plus  nos leaders semble aller a contre sens de cette conception sublime du parti politique ?  Depuis nous assistons a un accaparement des partis politiques par les leaders qui nonobstant leur inamovibilité  y exercent un droit de propriété. Ils deviennent l’alpha et l’oméga du parti, aucun respect pour les militants qu’ils finissent par assimiler à des sujets à un bétail malléable et  corvéable à merci. Il n’est pas dés lors surprenant que M Niasse nous offre le Je me retire mais après moi personne d'autre !

Quelle démarche bancale de Moustapha Niasse!

Il nous faut revoir, refaçonner l’image que nous gardons de nos leaders.

Çà et là il est le messie sinon le seul constant ou encore le propriétaire…qui décide de tout²², qui fait émerger ou étouffer qui il veut.

Quand le débat démocratique est étouffé  point de démocratie…

Le diagnostic est là la démocratie patauge et se noie finalement, le système politique se grippe par le jeu des ruses des manipulations et des trahisons...

Plus d’instances décisionnelles mais une station décisionnelle celle du leader…alors bonjour la dictature

La lumière que devrait charrier les idéologies cède le pas à l’obscure pratique de la  trahison qui s’explique par ce souci  de vouloir susciter peut être l’admiration du pourvoyeur de postes…il s’agit d’une manipulation qui ne dit pas son nom.

 

Les partis éprouvent du mal à s'adapter aux évolutions de la société  à opérer les mues idoines parce que plus soucieux des questions financement adossées aux poches du leader et de rentabilité électorale comme caution d’acquisitions de certaines stations

Ils nous faut développer d’autres mécanismes de dépersonnalisation du leadership pour amoindrir le mal des jeux de charisme entretenus et  dont les préjudices sont énormes

       

 

                                                                  Souleymane Diouf

                                                                Opinions Citoyennes

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 14:31

 

 

L’acte III de la décentralisation malgré la passion qui l’entoure continue son petit bonhomme de chemin.Il continue d’être au cœur des discussions dans les chaumières, les places publiques, les hémicycles et autres salles de conférences.

S’il se dégage un fort consensus sur les besoins de la réforme il urge de noter çà et là des voies discordantes sur la manière de l’aborder, le contenu à lui donner et le rôle à lui assigner.

Les parcelles Assainies ne font pas exception à l’intérêt que les uns et autres nourrissent pour la réforme envisagée par l’acte III de la décentralisation

Dans le lot des attentes peut être excessives nous avons une doléance réalisable, La première tranche qui englobe les unités 1à 6 nourrit l’espoir par le billet de cette réforme de retrouver son milieu naturel la commune des parcelles assainies.

Pour la petite histoire, des règlements de compte politique entre Mamadou Diop l’indéboulonnable maire de Dakar de l’époque de la réforme de 96 et ses opposants au sein de son propre parti,avaient entraîné ce saucissonnage abjecte qui allait transférer les unités 1 à 6 à la ville de Guédiawaye.Il avait menacé d’exclure la première tranche du département de Dakar et il y était parvenu avec les complicités de certains ténors du Parti socialiste et de l’appareil d’Etat de l’époque.Cette vision courte arc-boutée sur ses intérêts crypto personnels nous a valus les errements notés dans le découpage de 96

Il ne faut pas faire bégayer l’histoire mais corriger objectivement ce tord fait à un pan entier des parcelles assainies.

Ce retour souhaité donnerait plus de tonus et fiabiliserait d’avantage la commune des parcelles assainies.

Nous pouvons même aller au-delà pour réclamer l’érection en département des parcelles Assainies étendu à la cité »Fadi-guentaba,la cité soprim,Patte d’oie builders tous les grand-medine etc…

 

 

Souleymane DIOUF

Unité 06

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:39


A l’image de la génération de Mai 68, celle de 1988 aussi a marqué de son empreinte, modestie à part, l’histoire des combats démocratiques de ce pays le Sénégal.
Cette génération a la chance d’avoir un cadre citoyen bien structuré dénommé dénommée G88 qui rassemble ces anciens acteurs du mouvement syndical estudiantin des années 1987 à 1995 .Une composition cosmopolite, qui traverse toutes les chapelles politiques de ce pays, et qui constitue sa richesse et sa limite principale.
A l’origine ce cadre se voulait un espace d’échanges citoyens à travers de grands et féconds débats sur la marche de notre pays le Sénégal et notre continent l’Afrique 
Nous ne sommes pas nostalgiques des années de braise .mais nous voulons simplement relever le gâchis énorme que le manque d’intérêt et d’appétit de la chose publique par ce cadre fait subir au pays.
Cette génération ne s’assume plus, elle qui se devait d’être le fer de lance sinon le cœur du foisonnement du débat démocratique économique et politique de ce pays. L’auto musellement est aussi une forme de démission, une fuite de responsabilité. Cette riche diversité ne doit pas nous mener à un neutralisme puéril sur les grandes questions politiques économiques sociales ou autres qui interpellent la marche de notre pays. La place publique n’est l’apanage de personne le point de vue de G88 doit y être porté. 
Hélas hormis les sorties solitaires de Me Demba Ciré Bathily sur les questions d’actualités et de Tamba Danfakha sur la question de l’emploi aucune réflexion ne nous provient de ce cadre.Ces autres composants préfèrent s’emmurer dans un silence affligeant. Cette lourde potentialité dormante quel gâchis qu’elle ne soit pas exploitée et mise au service du pays ?
Au lieu de se contenter de se satisfaire ou de s’identifier à ceux qui des nôtres se sont forgés un aura sur le champ politique, à mon humble avis G88 se doit de se forger une personnalité propre et occuper sa place naturelle de cadre de réflexions et de prospectives sur toutes les questions politiques et de développement. 

Souleymane Diouf
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