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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 16:26

Souvent on aimerait parler de la politique en termes de valeurs positives de services rendus à la communauté, de gestion vertueuse et transparente des affaires de la cité mais hélas, trop souvent aussi, coups bas, complots et trahisons y occupent une place importante. Il suffit de scruter les trajectoires des uns et des autres pour constater qu’elles sont jonchées de faits et gestes pas catholiques, aux antipodes des armes conventionnelles de l’acceptation de l’autre dans sa différence. La scène politique est devenue non pas un terrain de jeu avec ses règles qui permettent aux uns et aux autres de se mesurer à travers le suffrage populaire, mais un véritable champ de bataille ou tous les coups semblent permis. De plus en plus les acteurs politiques ont recours aux manœuvres, pièges, manipulations et autres guet-apens.

L’adversité politique a perdu de sa noblesse de sa verve en termes d’idées et de visions et quitte de plus en plus les compétitions électorales pour emprunter des voies sinueuses de la calomnie des injures et autres dénonciations. L’objectif majeur reste le plus souvent de réduire, de nuire, d’éclabousser ou d’anéantir une ou des ambitions. Que ne fera t on pour assouvir ses ambitions ? Il n’est pas évident après des salves balancés d’en sortir indemne si on est la cible .On cherchera par tous les moyens à étouffer l’ambition contraire et pourquoi pas caillasser son auteur de faits qui le feront dégringoler ou lui faire emprunter le chemin du silence carcéral. La politique avec ces coups bas est dégradante et ignoble. La légitimation d’une telle pratique ne peut être le fait de la démocratie. Démocratie et coups bas ne doivent pas pouvoir faire bon ménage. Peut on cautionner que des adversaires aillent fouiner dans les caniveaux pour y extirper des faits et gestes récents ou anciens, réels ou faux pour l’étaler dans la place publique…des fois aussi c’est la vie de couple qui est revisitée…d’autres fois ce sont les origines ou les appartenances qui sont exhibées comme si elles avaient un lien directe avec les mérites et les capacités.

Des leviers corrupteurs et d’achat de consciences peuvent être sollicités ou sont activés pour donner l’estocade à l’adversaire politique..cela démontre Le degré de pourriture profonde de la classe politique qui en fait recours.

L’assouvissement de leur soif de pouvoir peut les pousser à toutes les tentatives ou tentations : mentir ,voler, détourner mettre des saloperies sur le dos d’autrui,l’usage de cameras cachées deviennent des choses banales…on exhibe comme des trophées de guerre les fautes qui jonchent certaines trajectoires

Même durant les temps supposés d’accalmie les ruses et coups bas ne désertent pas la scène politique. L’initiative du dialogue national par le président a été perçue par certains de ses opposants comme un dialogue de circonstances, de combines ou de combinaisons ou de deals politiciens…

Entre ceux qui ont le pouvoir et ceux qui y aspirent, les coups peuvent voler très bas ou trop bas meme. Les luttes pour le contrôle du pouvoir sont souvent farouches et trop souvent violentes .la fertilité de cette violence fait le choux gras de la presse qui s’y abreuve outrancièrement pour des raisons mercantiles et financières..Que serait l’apologie de la violence sans le relais de la presse. Cette violence s’étale à la une des journaux et hante donc les places publiques par le truchement de cette presse…il n’est hasard donc que la presse soit une férue de coups bas politiques

C’est vrai que de tout temps la politique a été trop souvent violente et le combat pour le pouvoir sanglant des fois mais cela ne peut légitimer ou justifier les coups bas en politique. Une amie de me préciser au détour de nos échanges : En politique y a pas de coup bas !!!

Souleymane Diouf

Opinions citoyennes

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 14:24

Le dialogue politique est important en toute démocratie. Sa vocation, au-delà de sa mission de pacification, est par devoir de la renforcer et de la doter d’un souffle nouveau. Une démocratie saine favorise le respect des droits de l'homme, la sécurité et le développement. Seulement dans une démocratie normale le dialogue politique se déroule dans des espaces normés et qui ont noms les institutions parlementaires ou municipales. On entend souvent dire qu'une majorité doit servir à quelque chose .Cette perception véhicule un certain automatisme décisionnel qui biaise toute attitude réflexive.Elle charrie des velléités de musellement qui ne peuvent pas rimer avec dialogue. Pour ce faire il va falloir que les uns et les autres, pouvoir comme opposition, se départissent de leur caftan partisan pour s’aligner sur des idéaux républicains. Le parfait n’étant pas de ce monde il arrive ou arrivera trop souvent que des blocages soient notés çà et là, s’en suivent un dialogue de sourds et une cacophonie dans les hémicycles. Pour aplanir ces difficultés, éviter les conflits et que les choses ne dégénèrent il faut nécessairement que les acteurs échangent et se parlent qualitativement… Certes Un dialogue politique met face de prima bord des groupes aux intérêts divergents, des partis politiques qui s´engagent à se pencher sur des questions dont les enjeux peuvent être mutuels, mais pas nécessairement communs. Alors il s’agira pour des facilitateurs de réunir les décideurs politiques, les acteurs de la société civile et religieux pour réfléchir et partager sur des questions majeurs de la marche du pays non pas pour une uniformisation des positions mais de trouver des plages de convergence, des consensus forts qui participeraient à abréger les clivages…pour une meilleure compréhension et prise en charge des problèmes et des stratégies pour les solutionner.

Depuis quelques jours ou des mois le discours politique semble voler au rabais dans ce pays. A la place de grands débats contradictoires et constructifs, ce sont des invectives, des quolibets ou des injures qui meublent à longueur de journée le discours de nos hommes politiques. Pourtant un environnement sain est indispensable à l’épanouissement intégral de l’être et à la stabilité politique pour pouvoir dérouler un programme.Car il ne fait pas de doute que l’altération ou le chamboulement de l'ordre démocratique constitue un obstacle insurmontable au processus de sa consolidation. La démocratie doit être l’affaire de tous. Ce caractère participatif aux divers échelons de l'activité publique doit s’adosser sur le socle des valeurs .Nous ne pouvons pas promouvoir la croissance économique, le développement social ou culturel en galvaudant les principes d’équité de justice de liberté ou encore de solidarité. Il faut un climat sain, un espace apaisé pour que les ambitions puissent être déclinées et mises sur orbite. La lutte contre les inégalités et la lutte contre la pauvreté devraient être portées collectivement pour accélérer la cadence de leur éradication. Mais si les uns et les autres se cramponnent dans leurs certitudes égoïstes et partisanes et mettent de coté les intérêts de la nation et du peuple nous allons devoir encore galérer. C’est vrai que la recherche de forts consensus, de plages de convergences fortes devraient aider à amoindrir les mésententes mais surtout à baliser les orientations idoines de l’école et l’université sénégalaises, à lever le doute sur la transparence des activités gouvernementales, sur la gestion sobre et vertueuse des affaires publiques. Faire accepter la reddition des comptes comme un acquis de bonne gouvernance et non comme un outil de chasse aux sorciers ou d’élimination d’un adversaire. Pour tout cela nous devons nous parler positivement les yeux dans les yeux. Mais la démocratie doit certes rester une œuvre commune mais elle ne doit pas pouvoir nous faire revenir sur le principe que les vainqueurs gouvernent et que les vaincus s’opposent.

Vivement que nous basculons dans la normalité pour que le dialogue politique puisse se tenir et se perpétuer dans les hémicycles.

Souleymane Diouf

Opinions Citoyennes

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Published by souleymane diouf - dans politique
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:36

La démocratie sénégalaise a connu des soubresauts au cours de sa longue marche mais il n’en demeure moins vrai qu’elle reste la vitrine de ce petit pays de l’Afrique de l’ouest qu’est le Sénégal .Le pluralisme intégral qui la caractérise ne serait pas vital si des plages d’expression et d’exercice ne lui étaient pas trouvées. Le droit à la marche participe de cela. La constitution n’a pas versé dans les non dits ,qui donnent lieu le plus souvent à de folles interprétations, elle a été très claire ou trop claire même selon certains. En voyageant au cœur de l’article 8 de la constitution de janvier 2001 nous découvrons en effet que « la République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les droits collectifs. Ces libertés et droits sont notamment : les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de déplacement, liberté de manifestation ».Nous soulignons le droit ou la liberté de manifestation car il s’agit là de l’expression d’une liberté fondamentale qui a cours dans les grandes démocraties du monde. Cela dit ,le respect du cadre défini pour la mise en pratique de cet outil d’or ne doit pas écraser la quiétude citoyenne pour semer le trouble à l’ordre publique. Pour faire huiler la machine de l’expression et la pratique plurielles il faut que les uns et les autres jouent franc jeu. Dans une république normale l’interdiction d’une manifestation publique, d’un parti politique légalement constitué , doit être l’exception et non la règle .A force d’interdire on semble vouloir oter un droit acquis de par la constitution. Il est clair aussi que dans une république normale aucun citoyen ,par décence républicaine, ne doit tenir un discours incendiaire qui défie à tout de point de vue l’autorité…’’par force, qu’il vente ou qu’il neige, autorisée ou pas, je vais tenir ma manifestation…’’ ce discours n’honore pas nos hommes politiques et ne grandit pas la république. Nos hommes politiques doivent civiliser leurs rapports et ce sera tout au bénéfice du pays.

Souleymane Diouf

Opinions citoyenne

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