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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 15:30

Les années soixante dix avec la grande sécheresse avaient donné cours à l’exode rural .Des décennies après le phénomène persiste mais revêt d’autres formes pour d’autres causes. Le rêve citadin et le mirage des grandes villes semblaient une panacée, une réponse aux affres sociaux découlant de la crise économique.

Le monde rural souffre de déficit pluviométrique, des récoltes minorées, des rendements et des gains faibles. Le vécu de la psychose des bons impayés est toujours pesant, la dégradation brutale de leur situation économique et les rudes conditions sociales ont fini de jeter dans les méandres citadins tout un pan de la force rurale. Comment dans ce contexte promouvoir un retour à la terre ? Inviter cette frange juvénile et des moins jeunes à se lancer dans l’agriculture ?

Le premier facteur qui peut se révéler une réponse lapidaire ou une réponse bateau reste la crise économique, avec ses effets sociaux désastreux, un chômage galopant, un appauvrissement hors normes, la perte d’avenir des usines qui utilisaient jadis cette main-d’œuvre florissante, et dont certaines ont fini de mettre la clé sous le paillasson. Cette précarité de l’emploi aidant, la délinquance s’est repeuplée avec ce flux des jeunes dans l’oisiveté. Des jeunes ruraux qui n’ont rien à faire en ville sinon qu’essayer de se trouver une hypothèque issue par le petit commerce vont grossir les rangs des laissés pour compte et le lot des mecontents . Les images insolentes de cantinisation de nos villes, de l’encombrement de nos rues et avenues, des marchés tentaculaires, les courses poursuites à ne plus en finir entre policiers publiques ou municipaux et les vendeurs ambulants, devraient faire réfléchir sur un redéploiement constructif, nécessaire de tous ces bras.

La volonté politique seule préalable à la mise en œuvre de cette nouvelle vision ne peut pas se concevoir comme une simple déclaration ou simple profession de foi. Elle doit participer à rendre nos zones rurales attractives. Pour ce faire elle a un ensemble d’actes à poser et à matérialiser, allant de la question de la redistribution des terres et au renforcement du réseau hydraulique par une réalimentation de nos vallées, à la dotation accrue en forages. Elle doit œuvrer fondamentalement pour la mécanisation rurale ! Le retour à l’agriculture s’il ne peut pas donner confiance par un saut qualitatif n’aura pas les résultats escomptés. Il faut que ceux qui sont invités, à ce banquet du retour au sol cultivable, à une meilleure qualité de vie et des emplois, jugent les conditions requises pour qu’ils croient que la terre ne mentira plus. Cette alternative si elle est crédible fera que la tendance pourra être inversée qualitativement et on parlera de plus en plus d’exode urbain et de moins en moins d’exode rural. Ils seront nombreux à vouloir quitter des villes où ils n’ont rien à faire et où ils subissent des difficultés économiques de toutes sortes.

Maintenant il faut travailler à l’érection d’écoles de petits métiers agricoles, avec des cycles simples et courts pour former les jeunes aux arcanes de la mécanisation agricole. Mais surtout il faudra œuvrer à accroître les financements des projets agricoles et alléger les mécanismes d’octroi .La priorité des projets de jeunes agriculteurs, bergers ou pêcheurs devrait être de mise et ferait l’affaire par son effet attractif. Cela pourrait stimuler fortement l’activité agricole et réarmer les appelés au retour

L’agriculture reste une activité économique ,un levier essentiel pour notre autosuffisance alimentaire, par conséquent elle est une activité génératrice de revenus qui doit pouvoir capter toute cette force rurale qui dort dans nos villes..

Souleymane DIOUF

Opinions Citoyennes

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Published by souleymane diouf
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