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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 15:06


Le Sommet de la Francophonie à bon dos, cette décision regrettable prise par le gouverneur de la région de Dakar d’interdire la manifestation du 21 Novembre est une atteinte, une restriction de liberté publique fondamentale.
Les citoyens ancrés sur le terrain des principes et du respect de notre charte fondamentale ne doivent pas se taire encore moins cautionner cette hérésie.
Il n’appartient pas au pouvoir de déterminer de l’opportunité des activités oppositionnelle. Le calendrier de l’opposition ne peut pas s’arrimer obligatoirement sur celui du pouvoir cela n’a pas de sens. Plus inconcevable encore est que les efforts et les moyens matériels et humains à déployer pour interdire la manifestation seront à coup sûr plus excessifs que ceux nécessaires pour l’encadrement de celle autorisée.
Une démocratie doit demeurer une œuvre commune pour rester une source de légitimation du pouvoir politique. Interdire une manifestation pour le Sommet de la Francophonie est trop fallacieux et participe d’un musellement à dessein de l’adversaire…et puis cela accorde de la publicité gratuite et produit un effet contraire.il n‘enjolive pas notre démocratie.
La culture politique est un travail de longue haleine qui a besoin pour se raffermir de dialogue, de respect et de la confiance mutuelle, d’équité surtout. Nous rêvons tous de cette œuvre nous garantissant l’égalité de chances et le droit à la différence.
Le Sommet de la Francophonie, avec la présence des médias internationaux, devrait nous permettre de donner cette autre image de l’Afrique qui respecte les libertés démocratiques, qui bascule vers l’émergence le développement et non de cette Afrique des détails où l’on joue à se faire peur. 
                                                                                              Souleymane Diouf

                                                                                             Opinions Citoyennes

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 09:56

Les élections locales ont vécu, par-ci par-là  elles ont charrié joie ou tristesse. Se sont dissipées les craintes d’un scrutin au regard d’une précampagne et d’une campagne où la violence a parfois été au rendez vous. Les urnes ont parlé et les lectures se sont le plus focalisé, au-delà de la razzia de la coalition taxawu Dakar et de la chute de certaines pontes du pouvoir ou de l’opposition, sur le faible taux de participation qui semble créditer le fait que les citoyens ont tourné le dos aux hommes politiques. Le taux important de bulletins blancs à Touba a suscité aussi  la curiosité des analystes. Le calme olympien du peuple et son sens civique du devoir ont retenu mon attention et me paraissent participer à la consolidation de la démocratie. Cette démocratie est aux aspirations populaires ce que le lien ombilical est entre la mère et l’enfant. Elle est une sève nourricière.

La démocratie s’accorde le devoir de faire participer  les citoyens à la gouvernance, elle donne aux fils et fille de la cité,sans discrimination,  l’occasion d’apporter leurs pierres à la  construction et la consolidation de l’édifice qui les réunit. La démocratie fédère autour du respect de la volonté  générale qui a une grande portée. Souvent assimilée à une vérité normative  cette volonté générale s’exprime dans l’espace et dans le temps mais ne doit servir à écraser  la minorité au contraire elle doit lui donner l’occasion de pouvoir s’exprimer. Convoquons au souvenir cette fameuse  sortie de Mme Simone Veil à des opposants à l’avortement : « Vous avez tort parce que vous êtes minoritaires » est symptomatique de la manière cavalière dont la majorité use de sa force pour museler ceux qui ont eu tort ou la malchance de n’être pas de son coté

Par devoir et non par obligation la cohérence voudrait que tous les participants au jeu acceptent les règles fixées en amont et le verdict qui en en sort en aval. Ce qui se passe actuellement à saint louis où au soir du scrutin deux principales coalitions en lice crient chacune victoire et la lenteur de la proclamation officielle n’est pas une image reluisante de la démocratie. Le ouf de soulagement m’est venu de Ziguinchor.   L’image du duel sans merci que se livrent les adversaires politiques au cours d’une campagne électorale s’embellit de l’acceptation au soir du scrutin du verdict issu des urnes par tous les protagonistes et le peuple éternel courtisé. Cette logique  soumet la volonté minoritaire à celle majoritaire. Quand j’ai vu sous la présence massive du peuple témoin, vainqueurs et vaincus se congratuler à Ziguinchor, quelle image !

Pourtant le plus souvent les choses ne se passent pas comme prévu et des contestations peuvent surgir et gripper l’acceptation de la volonté populaire dite majoritaire. Cette fugue de la minorité n’est pas une remise en cause des principes mais des pratiques nébuleuses qui l’affectent le plus souvent et qui sont le fait des acteurs du jeu.

Les vainqueurs gouvernent et les vaincus s’opposent .

La mise en garde d’un électeur à un conseiller fraichement élu ,l’invitant à un ancrage aux valeurs de la constance et de la fidélité aux principes a attiré mon attention .En effet là aussi on dénonce pour pouvoir négocier des fauteuils, ce qui fait que cette éminente règle d’éthique qui devrai apporter plus de lumière au jeu perd de sa saveur par le truchement de majorité qui s’étire par le biais de greffage qui élargit ou de minorité  qui se rétrécit par le truchement du débauchage ou de la transhumance !

Cette démocratie du peuple par le peuple et pour le peuple qui tire sa légitimité de l’expression plurielle émise dans les urnes par le peuple pose de sérieux problèmes,car au delà du processus ou de la procédure ayant aboutit à l’octroi de cette légitimation formelle gage de confiance , il urge de s’interroger sur la légitimation sociologique. En effet le peuple qui vote ne représente le plus souvent rien face au peuple qui s’abstient et celui réel. Le désintéressement de la majorité des citoyens de la chose politique s’accroit toujours et fait dégringoler les taux de participation aux élections. Ayant perdu confiance aux projets de société, aux programmes et aux hommes qui les incarnent…qui sont tous mis dans le même sac,  le peuple ôte au système sa base principale : l’assise populaire : La démocratie sans le peuple perd tout son sens et sa substance !

Il ne s’agit pas de rendre le vote obligatoire mais de travailler à faire que les citoyens se l’approprient .La démocratie doit rester une œuvre populaire et non populiste, qui donne aux citoyens les clés et moyens de choisir ou de défaire ceux qui aspirent à gérer leurs biens par la voie légale !

                                                 Souleymane Diouf

                                                Opinions citoyennes

                              

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 12:18

La violence a souvent rythmé la cadence des grèves étudiantes dans les universités africaines. Les causes et les soubassements s’articulent pour l’essentiel en un désengagement de l’Etat de sa mission de service public et une cadence vers la privatisation. Les augmentations  tous azimuts des droits d’inscriptions,l’inflation sur les tarifs de la restauration et des loyers du campus.Le campus social perd de plus en plus sa vocation sociale et la mission de service public qui la porte.Tous ces fardeaux sur les frêles épaules des étudiants créent un sentiment de frustrations et d’abandon qui va conduire à la légitimation des revendications posées.De sur quoi des acquis comme la généralisation des bourses ,un acte politicien,est remis en cause à juste raison d’ailleurs ,mais il va de soi que la réponse à cette agression ne puisse pas être amorphe.

Chose plus grave quand les boursiers rescapés sont payés avec un retard déconcertant il y’a problème.

Ce contexte plaide t il à l’existence d’un espace serein qui puisse permettre à l’étudiant de se consacrer uniquement à ses études ? Que non je pense !

La marche actuelle de nos universités va inéluctablement à  sa perte si les réformes idoines, lucides et courageuses ne sont pas prises. Certes des réformes ont toujours jalonné la marche des  universités mais trop souvent les résultats escomptés n’ont pas suivi Il semble que tout le monde soit d’accord sur la nécessité des réformes présentes mais les points d’achoppement  se situent sur la manière de les aborder et les sacrifices à consentir par les uns et les autres.Les relations quasi conflictuelles entre le pouvoir politique et les autres segments de nos universités y sont pour beaucoup.

Réformer ce n’est pas revenir péremptoirement sur des acquis m’a dit un étudiant..La perception que dans sa marche actuelle l’université se forge une vocation trop  élitiste grippe les espoirs de pans entiers de secteurs sociaux à revenus précaires et chaotiques de ne plus pouvoir y accéder.Le radicalisme se nourrit ici de ces vulnérabilités.

D’où la nécessité de travailler à convaincre plutôt qu’à imposer, initier des échanges sur la pertinence des réformes et des sacrifices indispensables pour les faire aboutir.Oser justifier l’augmentation des droits à l’inscription et des tarifs sur la restauration entre autres. Oser communiquer sur les réformes pédagogiques en cours et les enjeux financiers et fonctionnels de l’enseignement superieur.Cela aiderait à faire avancer les choses et entraîner les sauts qualitatifs souhaités

 

-         Faire le choix du modèle universitaire auquel nous aspirons

-         faire doter les universités d’outils modernes et sophistiqués répondants aux normes actuelles

-         garantir un climat apaisé, serein propice et nécessaire à tout espace pédagogique par une clarification consensuelle du contenu à donner aux franchises universitaires.Photo de moi 60

        

Les reformes sont indispensables,il faut les amorcer avec tact  et rechercher un consensus fort comme socle pour que Lux mea lex soit une réalité ad universitatis Dakarensis.

                                                                                                     Souleymane Diouf

                                                                                                    Opinions Citoyennes

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:05

 

Souvent perçues comme un état d’esprit qui s’arc-boute à la vérité et se pare de la certitude de la pensée, les conviction politiques n’en demeurent pas moins vrai un principe s’articulant pour l’essentiel autour d’idée revêtant  un caractère fondamental chez la plupart des gens.Elles deviennent la conscience de nos attitudes et démarches et elles sont invoquées dans le champ de  l’éthique et des valeurs.

Les mutations qui assaillent le jeu politique à l’orée des joutes locales faites d’alliances imbibées de cohérences et d’incohérences, versatiles ou contre natures nous pousse à questionner nos convictions et le sens de leur mouvance ?

Doit on avoir des convictions en politique ? pourquoi pas si elles sont assises sur des valeurs fortes comme la justice, l’égalité et la liberté qui sont le socle sur lequel s’adosse toute démocratie .

En de multiples occasions comme pas mal de citoyens nous avons eu à émettre des critiques peut être acerbes sur la transhumance appréhendée comme une antivaleur, une approche trop peu mercantiliste, alimentaire et insolente du pouvoir pour le pouvoir.

Nos pérégrinations sur la toile nous ont faits rencontrer ou découvrir cette assertion de Wilson Churchill qui aurait pu fédérer tous les transhumants politiques : à ses détracteurs il lançait "Il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses convictions que de changer de convictions pour suivre un parti".Comment rester fidèle à ses convictions tel semble renvoyer la formule de Wilson qui a eu à changer plusieurs fois de parti politique.La transhumance nous départit elle de nos convictions ,idées politiques aux quelles nous nous référons et par lesquelles nous agissons urbi et orbi pour marquer notre ancrage au cadre idéologique et la structure qui les porte.

Alors l’éthique serait elle au cœur de cette perception ?Max Weber viendrait à la rescousse pour éclairer la dialectique qui l’entoure.Elle peut revêtir les atours de la responsabilité ou ceux de la conviction.

Dérouler une action suppose de la conviction et de la responsabilité, deux notions aux allures antagoniques mais qui ne se rejettent pas intégralement.On apprend avec Weber que l’éthique de conviction a toujours un but contrairement à la perception populaire qui la situerait dans le champ abstrait .Elle ne signifie nullement une absence de responsabilité tout comme l’éthique de responsabilité ne peut se départir de convictions

Pourquoi alors les changements et les mutations devraient être perçues comme des contre valeurs et non comme une fidélité aux principes. Serions nous en face d’un jeu de dupes que se livreraient les deux notions….les convictions agissant sous la forme de croyance tout le contraire de la responsabilité qui appelle une action et des comptes a rendre…Je crois en fin de compte que l’éthique de la responsabilité est portée par celle de l’éthique des convictions et c’est là qu’il faut situer la fidélité qui découle non pas des humeurs changeantes d’un Churchill que d’un souci de sa part de rester en conformité avec ses convictions.L’éthique de la responsabilité revêt ici le courage d’assumer cette transhumance ouverte,ne pas se trahir et rester dans la logique d’ancrage à ses convictions. Il serait alors plus honorable de changer de parti pour suivre ses convictions…Pourquoi pas comme le dit A Capus" Exerce-toi à changer souvent d'opinion politique, c'est le seul moyen d'avoir un jour une véritable conviction."
Hélas sous nos cieux  changer ses convictions pour suivre un parti est la chose la plus fréquente.Alors le trésor est dans l’assertion  de J-F Kenndy un autre grand homme du monde ‘’Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps’’

 

 

Souleymane DIOUF

OPINIONS CITOYENNES

 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 15:00

Photo de moi 60La sortie du leader du leader de l’Afp Moustapha Niasse continue de susciter des réactions plus ou moins hostiles. La monarchisation de nos partis semble de plus  en plus une réalité au regard de la pratique de nos hommes politiques

Perçu comme une structure, le parti politique regroupe des hommes et des femmes qui cherchent à agir, intégrer et influencer l’espace décisionnel par la conquête de mandats électifs.

En somme il s’agit là d’un groupe qui se structure autour d’une doctrine auquel il s’identifie et qu’il compte partager…c’est dire que le parti politique est d’abord une association à but non lucratif.

Comment se fait il que de plus en plus  nos leaders semble aller a contre sens de cette conception sublime du parti politique ?  Depuis nous assistons a un accaparement des partis politiques par les leaders qui nonobstant leur inamovibilité  y exercent un droit de propriété. Ils deviennent l’alpha et l’oméga du parti, aucun respect pour les militants qu’ils finissent par assimiler à des sujets à un bétail malléable et  corvéable à merci. Il n’est pas dés lors surprenant que M Niasse nous offre le Je me retire mais après moi personne d'autre !

Quelle démarche bancale de Moustapha Niasse!

Il nous faut revoir, refaçonner l’image que nous gardons de nos leaders.

Çà et là il est le messie sinon le seul constant ou encore le propriétaire…qui décide de tout²², qui fait émerger ou étouffer qui il veut.

Quand le débat démocratique est étouffé  point de démocratie…

Le diagnostic est là la démocratie patauge et se noie finalement, le système politique se grippe par le jeu des ruses des manipulations et des trahisons...

Plus d’instances décisionnelles mais une station décisionnelle celle du leader…alors bonjour la dictature

La lumière que devrait charrier les idéologies cède le pas à l’obscure pratique de la  trahison qui s’explique par ce souci  de vouloir susciter peut être l’admiration du pourvoyeur de postes…il s’agit d’une manipulation qui ne dit pas son nom.

 

Les partis éprouvent du mal à s'adapter aux évolutions de la société  à opérer les mues idoines parce que plus soucieux des questions financement adossées aux poches du leader et de rentabilité électorale comme caution d’acquisitions de certaines stations

Ils nous faut développer d’autres mécanismes de dépersonnalisation du leadership pour amoindrir le mal des jeux de charisme entretenus et  dont les préjudices sont énormes

       

 

                                                                  Souleymane Diouf

                                                                Opinions Citoyennes

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 12:34

De plus en plus  briser une promesse électorale est devenue monnaie courante. Et le plus souvent aussi  on lui trouve une légitimation  subjective ou objective c’est selon…les raisons invoquées le plus souvent s’articulent  autour des aléas de la réalité du terrain. Le non respect de la parole donnée est toujours traumatisant et reste une promotion de contre-valeurs.

Une promesse est un engagement qui crée un lien de causalité entre le besoin de se faire élire  du candidat et l’espoir de voir la promesse devenir réalité pour l’électeur .Les promesses électorales sont certes ce qu’elles sont et  n'engagent de toutes les façons que ceux y croient ...

Pourtant c'est un véritable engagement que l'on prend envers l'autre. Même s'il est plus facile de donner sa parole que de  tenir sa promesse il n’en demeure pas moins vrai comme le dit le proverbe chinois« Mieux vaut mille refus qu'une promesse non tenue. »

La politique rime de plus en plus à un jeu de ruse qui intégre parfaitement  le mensonge et le tolère.Les promesses que nous font les hommes politiques sont conjoncturelles et répondent à des besoins ponctuels.elles ne tiennent pas le plus souvent compte de l’évolution et de la mouvance économique et sociale qui doivent  les porter.Cette absence de vision est la cause le plus souvent de certains  revirements et reniements... 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 13:27

               Le désir  du président actuel Abdoulaye Wade de  briguer un troisième mandat à la tête du pays en février 2012  a crée un imbroglio politique.

Cette candidature en elle-même pose problème et est l’objet de toutes les analyses.

D’éminents constitutionnalistes se sont prononcés contre cette candidature qu’ils jugent illégale, d’autres par contre préfèrent raser les murs et attendre la décision du conseil constitutionnel. Le pays chemine avec cette candidature angoissante parce que pouvant être source de toutes les dérives. Ni  la constitution ni son âge et même son état physique ne plaident en sa faveur.

La conscience citoyenne a pris la mesure du danger qui menace le pays et a décidé de faire bloc avec le peuple pour barrer la route à  la boulimie des  gens du pouvoir. La pensée unique et les velléités  de musellement  de toute idée contre les intentions monarchiques du pouvoir ne peuvent plus prospérer.les sentinelles sont debout.

C’est réconfortant de constater que la jeunesse a aussi pris conscience de sa mission historique et décidé de se tenir debout pour dire non. Son mot d’ordre au-delà de  son slogan fétiche du ‘’ y’en a marre’’ participe à élever la conscience citoyenne. Cette jeunesse n’est ni une chair à canon ni fer de lance mais actrice comme tous les autres..Elle se refuse de jouer au pigeon sur le quai .Son apport dans la réussite de la résistance du 23 juin ne fait  l’objet d’aucun doute mais elle n’était pas seul dans cette tâche de salubrité nationale. D’autres non moins importants ont joué aussi une partition majeure. Ce qu’il faut éviter aujourd’hui c’est de vouloir attribuer la réussite à tel ou tel autre mouvement… c’est une victoire du peuple un point c’est tout.

Le combat démocratique a ses exigences que ni la société civile ni les partis politiques ne pourront  isolément mener à bon port.

La floraison de tous ses mouvements de la société civile commence à prendre des allures inquiétantes en ce sens qu’elles constituent des facteurs de blocage de cette synergie nécessaire pour déboulonner le vieux président en le poussant à renoncer à briguer un troisième mandat en 2012.II faut encore un autre saut qualitatif pour éviter de décevoir les espérances issues de la chaude journée du 23 juin. Les notes discordantes au niveau des perspectives doivent faire réfléchir quand au maintien des acquis autour du respect de l’esprit et la lettre de la constitution et l’exigence de la tenue d’élection claire et transparente et à date échue.

 En ce sens je salue la mue des forces vives en mouvement du 23 juin socle fédérateur de plus grande portée.

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 19:39

la vocation  normale de tout parti politique est la conquête du pouvoir.La manière de conquérir ,d'exercer ,de conserver et de quitter le pouvoir est ce à quoi s'attelle la politique.Cette entreprise peut -elle être morale?

 En posant le débat sur la moralité de la politique, M Danfakha ouvre un sujet sensible  souvent élucidé à dessein. 

En  politique tout acte posé est un investissement . Autant  le rêve de tout investisseur est d'engranger des profits,  l'attente du politique aussi est de faire prévaloir ses intérêts.Des lors peut-on ou doit-on concilier la politique et la morale?

Flétrir le mal ,psalmodier le bien n'est pas évident en politique.C'est une histoire de je t'aime moi non plus, mais le plus souvent elles ne font pas bon ménage.

Les deux pôles sur lesquels sont bâties les règles sociales tournent pour l'essentiel autour du bien et du mal.Trouver leur ligne de démarcation en politique relève du chimère .La logique d'intérêts qui prédomine dans le champ politique  ne participe pas d'une moralisation .Il est à se demander si réellement  on peut faire  prévaloir des intérêts partisans sans pour autant heurter la conscience collective .

Dans l'histoire des révolutions sanglantes, des assassinats politiques,  des arrestations arbitraires  ont été légitimés par des  systèmes politiques.Des contradictions idéologiques ont connu leur dénouement dans des bains de sang.Alors l'on peut se demander ou se trouve  la morale.

Celle-ci devrait être partout mais ne se révèle souvent  nulle part dans les actes que pose  le politique.Le phénomène de la transhumance politique, qui dépeuple aussi bien la mouvance au pouvoir que celle dans l'opposition ,nous donne  des frissons à l'évocation de la morale dans la politique.un transhumant est comme un mouton en divagation il n'ira brouter que  vers les prairies vertes..cela est légitime chez l'animal mais...Ce type  de comportement ne plaide pas la cause  de politique morale

Aussi les mannes financieres , qui faussent le jeu politique,pervertissent les pensées et les comportements en érigeant un autre type de militant politique alimentaire.

L'argent à présent est au coeur de toutes les convoitises politiques.Il mène aux perversités de toute sorte, il trémousse les ardeurs et entraîne des capitulations extravagantes , des reniement inimaginables.On utilise les égoïsmes et des autres pour assouvir des ambitions personnelles.L'on ne fait plus prospérer les lignes de parti  mais des lignes corruptrices faisant le lit des arrivistes affairistes.

Le  mensonge les intrigues et le chantage sont monnaie courante.Pire la banalisation de la parole des politiques façonne négativement le regard de l'opinion.

au regard de tout cela la politique peut elle être morale?

En tout cas elle doit être morale.pour ce faire elle se doit de sortir des sentiers tortueux ,opérer une rupture et retrouver le terrain de l'éthique.Cela rendra le jeu clair avec des libertés et des limites .Pour qu'il soit il sera l'émanation d'hommes de  valeurs imbus de principes , dotés de courage et d'honnêteté ,qui seront dans toutes les sphères du sommet à la base.                                    

                                                                                  souleymane diouf

                                                                            papsouley2000@hotmail.com   

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 10:23

La faillite des élites politiques en Afrique  va ouvrir  la porte et  permettre à d'autres types de dirigeants d’investir le champ politique pour la conquête démocratique du pouvoir.S' il a deux à trois décennies de cela les coup d 'Etats et autres types d'accaparements antidémocratiques du pouvoir étaient monnaie courante. Aujourd'hui la solution militaire ne devrait  plus offusquer

 

.En effet des lors que la politique est entrée dans les casernes par le billet de réformes constitutionnelles et institutionnelles  fortes, voir des militaires à la tête de nos Etats ne doit plus nous faire frémir, l’essentiel se trouve dans le respect  du mécanisme du jeu démocratique. 

 

On ne peut pas faire voter les militaires en sollicitant leurs  suffrages et d'un autre coté les empêcher de postuler à la  conquête de ce pouvoir .Si diriger c’est prévoir fallait il alors y penser depuis.

 

kooramy

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 10:23

La faillite des élites politiques en afrique  va ouvrir  la porte et  permettre à d'autres types de dirigeants d' investir le champ politique pour la conquête démocratique du pouvoir.S' il ya deux à trois décennies de cela les coup d 'Etats et autres types d'accaparements antidémocratiques du pouvoir étaient monnaie courante. Aujourd 'hui la solution militaire ne devrait  plus offusquer

.En effet des lors que la politique est entrée dans les casernes par le billet de réformes constitutionelles et institutionelles  fortes ,voir des militaires à la tête de nos Etats ne doit plus nous faire frémir,l'essentiel se trouve dans le respect  du mecanisme du jeu démocratique. 

On ne peut pas faire voter les militaires en sollicitant leurs  suffrages et d'un autre coté les empêcher de postuler à la  conquête de ce pouvoir .Si diriger c 'est prévoir fallait il alors y penser depuis.

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