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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:05

 

Souvent perçues comme un état d’esprit qui s’arc-boute à la vérité et se pare de la certitude de la pensée, les conviction politiques n’en demeurent pas moins vrai un principe s’articulant pour l’essentiel autour d’idée revêtant  un caractère fondamental chez la plupart des gens.Elles deviennent la conscience de nos attitudes et démarches et elles sont invoquées dans le champ de  l’éthique et des valeurs.

Les mutations qui assaillent le jeu politique à l’orée des joutes locales faites d’alliances imbibées de cohérences et d’incohérences, versatiles ou contre natures nous pousse à questionner nos convictions et le sens de leur mouvance ?

Doit on avoir des convictions en politique ? pourquoi pas si elles sont assises sur des valeurs fortes comme la justice, l’égalité et la liberté qui sont le socle sur lequel s’adosse toute démocratie .

En de multiples occasions comme pas mal de citoyens nous avons eu à émettre des critiques peut être acerbes sur la transhumance appréhendée comme une antivaleur, une approche trop peu mercantiliste, alimentaire et insolente du pouvoir pour le pouvoir.

Nos pérégrinations sur la toile nous ont faits rencontrer ou découvrir cette assertion de Wilson Churchill qui aurait pu fédérer tous les transhumants politiques : à ses détracteurs il lançait "Il est plus honorable de changer de parti pour suivre ses convictions que de changer de convictions pour suivre un parti".Comment rester fidèle à ses convictions tel semble renvoyer la formule de Wilson qui a eu à changer plusieurs fois de parti politique.La transhumance nous départit elle de nos convictions ,idées politiques aux quelles nous nous référons et par lesquelles nous agissons urbi et orbi pour marquer notre ancrage au cadre idéologique et la structure qui les porte.

Alors l’éthique serait elle au cœur de cette perception ?Max Weber viendrait à la rescousse pour éclairer la dialectique qui l’entoure.Elle peut revêtir les atours de la responsabilité ou ceux de la conviction.

Dérouler une action suppose de la conviction et de la responsabilité, deux notions aux allures antagoniques mais qui ne se rejettent pas intégralement.On apprend avec Weber que l’éthique de conviction a toujours un but contrairement à la perception populaire qui la situerait dans le champ abstrait .Elle ne signifie nullement une absence de responsabilité tout comme l’éthique de responsabilité ne peut se départir de convictions

Pourquoi alors les changements et les mutations devraient être perçues comme des contre valeurs et non comme une fidélité aux principes. Serions nous en face d’un jeu de dupes que se livreraient les deux notions….les convictions agissant sous la forme de croyance tout le contraire de la responsabilité qui appelle une action et des comptes a rendre…Je crois en fin de compte que l’éthique de la responsabilité est portée par celle de l’éthique des convictions et c’est là qu’il faut situer la fidélité qui découle non pas des humeurs changeantes d’un Churchill que d’un souci de sa part de rester en conformité avec ses convictions.L’éthique de la responsabilité revêt ici le courage d’assumer cette transhumance ouverte,ne pas se trahir et rester dans la logique d’ancrage à ses convictions. Il serait alors plus honorable de changer de parti pour suivre ses convictions…Pourquoi pas comme le dit A Capus" Exerce-toi à changer souvent d'opinion politique, c'est le seul moyen d'avoir un jour une véritable conviction."
Hélas sous nos cieux  changer ses convictions pour suivre un parti est la chose la plus fréquente.Alors le trésor est dans l’assertion  de J-F Kenndy un autre grand homme du monde ‘’Ne sacrifiez jamais vos convictions politiques pour être dans l’air du temps’’

 

 

Souleymane DIOUF

OPINIONS CITOYENNES

 

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Published by souleymane diouf - dans culture et politique
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